AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  PublicationsPublications  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Critique de la Tribune de Genève

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Camille
Admin
avatar

Messages : 2070
Date d'inscription : 28/03/2009
Age : 24
Localisation : Rouen

MessageSujet: Critique de la Tribune de Genève   Mar 6 Oct - 11:44

Les points forts et les points faibles du spectacle
On ne parle de Fanny que dans les points faibles au niveau de l'écriture de son sketch.
Bilan: les rôles féminins pêches alors que les rôles masculins sont eux, hilarants.


Avec Nicolet et Gorgoni, la Revue tient la rampe: les tops et les flops

Critique: Le spectacle satirique du Casino-Théâtre à nouveau produit par Pierre Naftule est une réussite. On dénote tout de mêmes quelques faiblesses.



«La Revue, cette année j'y retourne», crânait déjà l'affiche de l'édition 2015 du spectacle satirique genevois. Une manière pour Pierre Naftule, qui a écrit et produit une douzaine de revues avant l'ère Philippe Cohen et Gaspard Boesch (de 2008 à 2014), de signaler son retour au public. Pour qui voulait s'en assurer lundi soir lors de la Première, pas besoin d'attendre les vannes de type «on n'a pas ri pendant six ans à la Revue» lancées dans le spectacle, un petit tour du côté de l'expo photos d'archives au bar sobrement intitulée «Les années Naftule» aura suffi. Prêtres défroqués et gambettes sur hauts talons y sont immortalisés, le spectateur savait ce qui l'attendait sur scène.

La Revue a-t-elle réussi son pari? Oui. Malgré des conditions difficiles – l'attribution de la production de la Revue à l'équipe actuelle n'a été décidée qu'en février –, le spectacle tient largement la route et ses promesses, on passe un très bon moment. On dénote tout de mêmes quelques faiblesses.


Les points forts:

- La qualité du texte, signé par Pierre Naftule, Thierry Meury, Pascal Bernheim, Anthony Mettler et Laurent Nicolet. Vous vous souvenez de la devise de Naftule, «il faut un rire toutes les 15 secondes»? Elle est confirmée dans cette édition. Les blagues s'enchaînent et tombent rarement à plat. De sérieuses piques sont adressées, ce qui, dans une revue, fait plutôt du bien.

- Le talent général des comédiens. Impayable en Ueli Maurer et contrôleur des CFF zélé (suisse-allemand, bien sûr), Laurent Nicolet brille aux côtés des autres locomotives que sont Joseph Gorgoni – un Sepp Blatter inoubliable et une Marie-Thérèse Porchet au top de sa forme – et Pierre-André Sand. On salue aussi la polyvalence des deux jeunes comédiens Capucine Lhemanne et Antoine Maulini (incarnant l'infatigable Carlos Medeiros dans une vulgarité épanouie), qui s'étaient déjà illustrés dans les revues de Cohen et Boesch.

- Les 10 minutes de stand-up par l'humoriste vaudois Thomas Wiesel. Risqué, le pari de laisser le plateau à un comique en herbe. Lors de la première, le défi a superbement été relevé par le jeune homme (qui interviendra en alternance avec Nathanaël Rochat selon les soirs). Devant un public acquis le connaissant visiblement déjà, l'humoriste a brossé l'actualité chaude tout en jouant sur la rivalité Vaud-Genève («Ouais, je viens de Lausanne, mais à votre place, je serais pas aussi fier que vous d'être représentés à Berne par Roger Golay et Céline Amaudruz... Bon pour l’équilibre, il faudrait maintenant que je vanne des politiciens genevois de gauche, mais pour ça il faudrait qu'on les connaisse...»)

- Plusieurs sketches sortent du lot. En vrac, l'ampoule qui s'allume dans la main quand elle détecte le potentiel MCG (et qui s'éteint inévitablement dans la paume du conseiller d'Etat Mauro Poggia). Le Président de la FIFA Sepp Blatter sur son trône de billets de banque qu'il appelle les «fruits» («–Monsieur Blatter, tous les pays africains vous remercient pour les grappes de raisin que vous leur avez envoyées.» «–Un Sepp, dix-mille pots de vins!»). Le bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération, et le choix cornélien entre les Suisses et les Français. L'attaque terroriste du GHI par Salika Wenger et trois Femen (oui, elles sont seins nus), et les pancartes «Je suis GHI» brandies par tout le gratin lors d'un cortège.

Les points faibles:

- Si on apprécie l'humour vache dont les auteurs ne sont pas avares, on regrette qu'il soit si inégalement réparti. Ainsi, le journaliste Pascal Décaillet a droit à 15 minutes de vannes ininterrompues, avec chanson, chorégraphie et sketch. On tape, non sans talent, sur la défense que le journaliste fait du MCG dans les colonnes du GHI, mais également sur son égocentrisme (sur l'air Comme d'habitude de Claude François, Décaillet-Pierre-André Sand chante: «ma tête et mes chevilles ne désenflent pas») et, ce qui est assez bas, sur l'évolution de sa carrière (RTS-Léman Bleu-GHI). Tant d'honneurs pour un journaliste surprend, comparé au silence radio appliqué à beaucoup de politiciens. On regrette par exemple que Pierre Maudet, qui fait une brève apparition en tant que réformateur de la police, ne soit pas plus tancé que cela. Ses collègues, mis à part Poggia et Barthassat sont tout bonnement oubliés. Côté conseillers administratifs, on ne fait mention ni de Sami Kanaan (les auteurs craindraient-ils tant l'arrêt de la subvention de la Ville?) ni de Guillaume Barazzone.

- Le sketch sur Sandrine Salerno, en maîtresse domina rêvant d'être soumise entourée de danseuses en tenue SM sexy. «Il faut qu'on me laisse faire le ménage en string ou en laisse», chante la comédienne, caressant son fouet. Non seulement on commence à saturer côté filles dénudées sur scène (Pour la FIFA, les femmes objets dansant autour de Sepp Blatter passent bien, de même que les Femen. Pour le reste, il faut vraiment chercher des raisons...), mais surtout, le sketch ne fait référence à rien et n'est pas drôle. De manière générale, l'humour des personnages féminins passe par le déshabillage («Oh oui!», pour Sonia Grimm, la chanteuse «pour les enfants et pour les papas», quand elle montre son décolleté, «Oh non!», quand c'est la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf qui propose de faire pareil.) La recette lasse un peu.

- La musique vieux-jeu. Les tubes de Claude-François et des années disco, Besame mucho, La belle escalade... Avec Laurent Nicolet, père du Gen'vois Staïle revisitant il y a 3 ans le Gangnam Style de Psy, on s'attendait à un peu plus d'actualité musicale.

Et vous? Vous en avez pensé quoi, de la Revue? (TDG)

Marianne Grosjean

______________
« Say the words that make my favourite song... »
| |
Revenir en haut Aller en bas
 
Critique de la Tribune de Genève
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fanny Fourquez officiel :: - SES PRÉCÉDENTS PROJETS - :: La Revue Genevoise :: Articles de Presse-
Sauter vers: